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Je suis Tardiphile. Oui, je l’avoue. Je vous un culte au dessinateur Jacques Tardi et ceux depuis j’ai eu entre les mains un album d’Adèle Blanc Sec. Ensuite, j’ai eu entre les mains les albums de Nestor Burma. Un vrai bonheur renouvelé à chaque planche. Le détail de Paris, son trait, ses couleurs, tout est beau. J’ai tout de suite été subjugué (subjugué, ça veut dire : tu prends le bouquin, tu le lâches pas et quand tu le reposes il est deux heures du matin, t’as les yeux comme ça, mais bon, t’es heureux).

Ce qui m’amène à parler de lui aujourd’hui, c’est mon détour à ma libraire de BD. J’y allais pour Spiderman 1975 sur les conseils de Devotionall. (oui, je suis Spiderman-phile… ça se dit ? ou Spiderman-fil… c’est peut-être mieux ? Bref, je suis en mode « jeu de mot à deux balles »). Bien sûr lorsque je me promène dans une librairie, je flâne et je pourrais flâner pendant des heures… à voir, toucher les albums de BD (parfois les sentir aussi… oui, je suis grave à ce point lorsqu’il s’agit de BD… mais ne vous inquiétez pas, je le fais discrètement !!!).

Et que vois-je ? L’étrangleur n°1 du 10 septembre 2007 intitulé : « Adèle Blanc-Sec. Le Labyrinthe Infernal ! »
Mais qu’est-ce que c’est ? entends-je au loin. L’étrangleur est une BD en forme de journal qui coûte 1,95 euros. C’est une pré-publication, une parution en feuilleton. Jacques Tardi l’avait déjà fait pour « Le secret de l’étrangleur ». Sauf que pour Adèle Blanc-Sec, cette héroïne de BD, il s’agit d’une planche en couleur. Diffusé dans le réseau des librairies, LE JOURNAL D’ADÈLE BLANCSEC sera programmé à raison de 6 numéros (3 numéros pour chacun des 2 volumes de cette nouvelle aventure d’Adèle). Chaque numéro proposera quinze planches de bande dessinée, et fera l’objet d’un tirage unique. Cette formule de pré-publication, en amont de la commercialisation en album du Secret de l’étrangleur, avait été plébiscitée par les lecteurs de Tardi.

Autant vous dire que je me suis précipité sur ce n°1. Près neuf années de silence, Adèle Blanc-Sec revient. Neuf ans. Le temps qu’il aura fallu à Jacques Tardi, auteur prolifique mais feuilletoniste intermittent, pour renouer avec son personnage emblématique. C’est que, depuis trente ans, le créateur vit avec son héroïne une liaison très libre, épisodique mais non moins intense.

Le suspense aura duré neuf ans. Et depuis ce temps, la suite de l’histoire restait suspendue à deux questions brûlantes : « Régis Fluet et Léon Dandelet réussiraient-ils enfin à éliminer Adèle Blanc-Sec ? » et « Adèle Blanc-Sec réussirait-elle à se débarrasser de sa petite sœur ? » Aujourd’hui, il admet volontiers qu’en posant ces deux questions à la fin du huitième tome des « Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec », il ignorait tout des réponses. Et même si cette suite qu’il intitulait, à tout hasard, Le Labyrinthe infernal verrait le jour.

Enfin pour résumer mon passage à ma librairie BD, j’ai pris : Spiderman 1975, l’étrangleur Adèle Blanc-Sec chez Casterman et je n’ai pas résisté non plus à « Tardi : 60 ans » chez Horizon BD (limité à 300 exemplaires et signé par Tardi) et « L’homme du grand nord » d’Hugo Pratt (nouveau format) chez Casterman. Je ne sais pas pourquoi, mais mon libraire est toujours content de me voir !!!

Happy « On ne découvre jamais Tardi tardivement » !