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On assiste à une petite révolution dans le domaine de la publicité visuelle que Jay Conrad Levinson, un des initiateurs du concept, a nommé le « Guerilla Marketing ».

Il s’agit d’affichages d’un nouveau genre, de trompe-l’oeil ou de sculptures installées le plus souvent dans l rue et dont le but est d’attirer le regard, tout en intégrant le public au concept, en lui donnant la possibilité d’interagir. Objectif : produire le maximum d’effet avec un minimum d’investissement. Jusque dans les années 90, la publicité utilisait un nombre limité et défini de support : photos, films ou dessins à l’aide de moyens de diffusion tels que la télévision, la radio et le cinéma. De nos jours, une nouvelle forme de support apparaît au contour flou. Il s’agit d’éléments éphémères très variés, de stickers, de pochoirs au sol, etc.

Alors pub et art : même combat ? La (bonne ?) nouvelle avec ce concept est que l’art contemporain, qui était déjà en bonne phase de démocratisation, vient de se trouver un nouveau champ d’exposition : le marketing. Bien sûr, le but est commercial. Mais quand la création influe sur le marketing de prise de conscience, pour défendre la liberté d’expression.

Là, on se dit que l’art est vraiment dans la rue et continue de mener son combat.

Toutefois, on pourra s’interroger sur la réaction des différents pouvoirs en place quand ce format d’expression sera utilisé pour faire entendre la voix de ceux que le système préfère faire taire. Ce concept a deux avantages : il frappe fort et coûte peu. Il devrait donc être à la portée de tous ceux qui on un message à faire passer et qui trouve une bonne idée visuelle, sonore ou encore olfactive.

Espérons simplement que le « guerilla marketing » saura privilégier la diversité et provoquer une prise de conscience de l’ampleur des enjeux qui l’attendent, et qu’il ne servira pas uniquement le relais à ceux qui détiennent déjà argent, pouvoir et médias.

Happy « Et vous, qu’en pensez-vous ? »