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Je suis allée au ciné et il était indispensable que j’aille voir Ratatouille. J’en avais déjà parlé. Il faut dire que depuis Ratatouille hante mes rêves. Ce petit rat est tellement mignon et le fait qu’il soit le pur produit de Pixar avait attisé ma curiosité. J’ajoute à cela les bonnes critiques que j’entendais par-ci par-là… Et voilà comment j’ai atterri dans la salle de ciné !Je voulais être estomaquée par l’animation et bien c’est chose faite ! Si on voulait la recette d’un chef d’oeuvre d’animation, on l’aurait facilement : un scénario aux petits oignons, une histoire bien mitonnée, beaucoup de rire, de l’émotion, une précision dans le dessin et un degré de qualité jamais atteint auparavant, proche du réalisme et voilà ce qui en fait un met divin et délicieux !

Brad Bird a réalisé un exploit, si l’on considère qu’il a repris le projet de Jan Pinkava (scénariste originel et créateur des costumes et paysages) qui avait déjà deux ans de vie et qui n’avançait pas. Il a réécrit une partie du scénario en recentrant l’histoire sur la relation Rémy / Linguini, et en renforçant le personnage de Colette… Brad Bird a également repensé l’esthétique des rats. Le résultat est magnifique ! La qualité des dessins et des animations est vraiment de toute beauté ! Les plats qui étaient servis me donnaient faim, tellement ils étaient appétissants.

Parlons un peu du scénario. Comme souvent chez Pixar, le récit est ciblé enfant mais ne délaisse jamais les parents ou même les ados, très bon public pour ce genre de film. L’idée principale : quelle que soit son origine, tout le monde peut faire ce qu’il aime. Ratatouille est surtout un film sur le dépassement. Le dépassement de soi, de sa condition, de ses préjugés,

Seconde force de ce scénario, le piège absolu enfin évité : les stéréotypes concernant Paris et les Français. Brad Bird n’a pas cédé à la facilité et nous offre à voir une ville lumière plus vraie que nature, retranscivant à merveille tout ce qu’elle peut contenir de magique. Enfin, la musique de Michael Giacchino accompagne harmonieusement la représentation de Paris, avec son lot d’accordéons bien entendu (qui passent inaperçus) mais aussi de thèmes plus mélancoliques judicieux.

Pour conclure, un petit mot sur la réalisation outre sa qualité visuelle : rarement un film aura été aussi vivant grâce à des mouvements de caméra et des plans-séquences admirables, d’une fluidité qui confère à la leçon de mise en scène. L’audace de représenter un lieu complexe (une cuisine d’un grand restaurant) du point de vue, minuscule, d’un rat, était un défi de taille.

Bref, Ratatouille m’a éveillé mes papilles comme jamais. Je suis retombée en enfance avec lui. C’était comme si je découvrais pour la première fois un film d’animation…